Sarrdanapale

Le Penty

In 12, Bars on février 2, 2010 at 11:32

« Mais pourquoi on s’embête à aller loin alors qu’on a le meilleur rade de Paris en bas de chez nous ? » me demande Arnaud.

Tout est résumé. Sur la place d’Aligre, dans un coin de la rue Cotte, un bar. Avec un vieux gérant, des sièges de brasserie pourries et une télé (neuve).

Le chocolat chaud est honnête et pas cher et la bière, à 1 euro 90, à toute heure du jour et de la nuit, rafraîchit. Surtout, il y a ces petits amuse-gueules, carottes et patates dans une sauce piquante, que je ne peux m’empêcher de dévorer. Délicieux.

Dimanche, finale de la coupe d’Europe de Handball. Je la regarde en lisant Libé. L’article sur Boltanski où sa parole s’envole.

«Faut-il se consacrer à une personne, plus qu’au monde ? On dirait : il aimait tout le monde, cela l’empêchait d’aimer quelqu’un. Se consacrer au monde est un si grand engagement… Alors, on se rend forcément très égoïste… On n’est plus que son art. C’est bien. Et en même temps, c’est rassurant, c’est plus facile à vivre. Ceux qui changent la vie sont peut-être plus dignes. Ou alors ils se mentent à eux-mêmes. »

Presque toutes les populations du onzième fréquentent ce bar : les vieux pochtrons, les jeunes bobos, les arabes qui bossent au marché . Et les services de propreté de la ville de Paris (très important place d’Aligre).

Ce bar est si bien mais si particulier que jamais je n’y emmènerai une fille que je désire conquérir. Trop compliqué pour elle, surtout si elle est de bonne famille ; elle serait forcément déçue.  Je le garde comme un petit endroit secret. Pour mes camarades alcooliques et autres jouisseurs.

« Eux aussi, ils pensent : encore une minute Monsieur le bourreau. C’est la plus belle phrase d’un être humain. Aimer la vie. Dieu est un vieux salaud. Moi, je dirai cette phrase. Je veux vivre d’une mort lente, je suis trop jouisseur, j’ai trop d’amour pour cela. Je m’amuse bien, je mange bien.»

Bilan: Indispensable

PS : et sinon à regarder le clip du Parti Pirate, très bon.

Le penty

15 rue Emilio Castelar – 75012 PARIS
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  1. Pourtant tu m’y as emmené…

  2. Oui mais je t’avais déjà conquis. Et d’ailleurs, tu n’as pas aimé. Tu avais froid.

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