Sarrdanapale

Palais de l’Elysée

In 08, Banquets on février 8, 2009 at 4:37

p1070715_2

Inderweltsein a gagné le Vendée Globe virtuel, c’est une bonne nouvelle. Pour une fois, un pseudo intéressant émerge de la masse. Et me voilà, philosophe de pacotilles, à réviser mon petit Heidegger. Qu’est-ce que l’être au monde ? Que lis-je ?

« Le rétablissement des liens avec le monde est le point de départ de Sein und Zeit. » Mais « L’existence préposition absolue, telle qu’est montrée par le phénomène de l’angoisse, révèle la structure intentionnelle du Dasein comme telle, détachée des objets du monde. »

Dit comme ça, ce n’est pas très clair. Mais si je repense au moment où Sarkozy termine son discours sur les Etats Généraux de la Presse Ecrite au Palais de l’Elysée et où il descend de la tribune pour serrer des mains (amies ou ennemies ?) et où, moi, je me faufile à travers la foule- j’espère le buffet- la grande salle, et où là j’aperçois la fontaine de fondue au chocolat, je crois que l’on peut se demander : suis-je détaché des objets du monde ?

Suis-je acheté par ces petites brochettes de poulet tandoori et ces montagnes de macarons ou agis-je comme un résistant, essayant de boire (du champagne rosé) et manger tant et plus pour rembourser les impôts sur le revenu versés par trois générations de ma famille ( « I want my money back », scandait l’autre.) ?

(Suis-je finalement, pour reprendre les paroles du poète, cet Al l’alpagueur d’algues sur étoiles (de mer), avec toutes les contradictions que cela entraîne ?)

Je crois que je parle trop fort, surtout quand je déclare, « ça y est, je suis de droite », mes amis me conseillent de me taire (In-der-Welt-Sein).

Très joyeux, je n’y pense plus, je me demande juste pourquoi il n’y a que des hommes derrière le buffet, fort sympathiques au Demorand, et pas de jolies serveuses. Fait du prince ?  Je récite où plutôt, l’ivresse, je chevrote à voix basse, un poème érotique de Verlaine qui traîne dans ma poche.

Je suis foutu. Tu m’as vaincu.

Je n’aime plus que ton gros cu

Tant baisé, léché, reniflé

Et que ton cher con tant branlé

J’ai oublié la suite. Le nom de cette bagatelle ? Reddition.

Bilan: Agréable

Publicités
  1. […] Lire la suite sur Chocolat Viennois. […]

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :