
Putain il fait chaud
Putain on s’emmerde
Mais elle va le finir son discours
Discours de Martine Aubry au Cirque d’Hiver. Il ne veut pas se terminer. Un caméraman grommelle. Martine au Cirque, ce n’est pas désagréable mais j’aimerais qu’elle pense un peu à moi. Au Motel, personne ne m’attend, mais je veux voir l’inauguration de Snacht. Nouveau magazine. Un shot culturel.
Le Motel, petit bar près de chez moi, où je ressemble à tout le monde et où tout le monde est interchangeable. D’ordinaire, les shots y sont généreux. Le Mojito n’est pas mauvais et la bière est légèrement trop chère. Mais la musique n’est pas mauvaise et, surtout, les filles y sont plutôt jolies. L’assurance de pouvoir se poser au zinc et de regarder les ombres passer ; de plus en plus floues les pintes s’additionnant ; mais toujours plus fées que carabosses.
Snacht, des gens partout. Beaucoup trop de monde. La nuit de Paris n’est pas encore morte. Je me souviens d’un autre soir. Pas si longtemps auparavant. Trop de monde aussi. Toujours au Motel.
Si on changeait de bar ?
Puis la surprise. Je serai tenté de paraphraser l’autre poète :
« Tu as été l’évidence, tu n’es plus que l’énigme. Tu inscrivais le temps dans l’éternité, tu n’es que du passé maintenant, par où la terre finit, là, devant moi, comme un bord abrupt de falaise ».
Mais cela serait donner beaucoup trop d’importance alors je n’écrirai rien sauf
Putain, il fait beaucoup trop chaud
Voilà. Exactement.
Putain.
Bilan: Agréable
Le Motel
8 passage Josset
75011 Paris
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