
Je ne sais même pas si ce restaurant a un nom… la maison Thaï je crois. « Gargotte que j’aime » serait sans doute l’appellation d’origine contrôlée la plus appropriée. Un de ces petits réduits où il faut oser pénétrer la première fois. On le regrette rarement ensuite. Il est possible de manger sur place, trois petites tables et une arrière-cour sans doute peu réglementaire, mais je ne l’ai jamais fait.
Toujours à emporter, chaque midi la file est longue, deux barquettes de plats thaïlandais parfumés et une portion de riz font deux repas pour 4 euros 50. Une cantine meilleure que la plupart des traiteurs chinois qui souvent ont seulement pour fonction d’être des pousse-boutons de micro-ondes. Pendant un an, ils m’ont nourri, en alternance avec les cordons bleus en paquet de dix de marque Winny vendu au Paris Store tout proche.
Je n’ai jamais pu y emmener mes colocs. Pas confiance. Un peu peur. Quelle erreur !
La photo n’a rien à voir, une vitrine à Bruxelles. Pour compenser cette abondance de bustes offerts, un extrait d’un discours de Saint Thomas d’Aquin, après tout nous sommes rue de l’évangile.
“O nourriture des esprits bienheureux, qui sans cesse nous renouvelle et jamais ne s’épuise ! Tu n’es ni brisée, ni divisée, ni transformée ; mais, gardant ton intégrité et ta nature, tu nous rappelles le buisson antique, la farine et l’huile miraculeuses qui ne diminuaient pas.”
Exactement ce que je ressens quand je vais à la maison Thaï ou devant ces femmes, disparaissant dans l’arrière-boutique, blonde, brune ou rousse, je l’ignore, mais toujours à l’infini.
Bilan: Indispensable
La Maison Thaï
2 rue de l’évangile 75018
