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La maison Thaï

Dans 18, Restaurants le décembre 31, 2008 à 8:56

Têtes de femmes nues

Je ne sais même pas si ce restaurant a un nom… la maison Thaï je crois. « Gargotte que j’aime » serait sans doute l’appellation d’origine contrôlée la plus appropriée. Un de ces petits réduits où il faut oser pénétrer la première fois. On le regrette rarement ensuite. Il est possible de manger sur place, trois petites tables et une arrière-cour sans doute peu réglementaire, mais je ne l’ai jamais fait.
Toujours à emporter, chaque midi la file est longue,  deux barquettes de plats thaïlandais parfumés et une portion de riz font deux repas pour 4 euros 50. Une cantine meilleure que la plupart des traiteurs chinois qui souvent ont seulement pour fonction d’être des pousse-boutons de micro-ondes. Pendant un an, ils m’ont nourri, en alternance avec les cordons bleus en paquet de dix de marque Winny vendu au Paris Store tout proche.
Je n’ai jamais pu y emmener mes colocs. Pas confiance. Un peu peur. Quelle erreur !

La photo n’a rien à voir, une vitrine à Bruxelles. Pour compenser cette abondance de bustes offerts, un extrait d’un discours de Saint Thomas d’Aquin, après tout nous sommes rue de l’évangile.

“O nourriture des esprits bienheureux, qui sans cesse nous renouvelle et jamais ne s’épuise ! Tu n’es ni brisée, ni divisée, ni transformée ; mais, gardant ton intégrité et ta nature, tu nous rappelles le buisson antique, la farine et l’huile miraculeuses qui ne diminuaient pas.”

Exactement ce que je ressens quand je vais à la maison Thaï ou devant ces femmes, disparaissant dans l’arrière-boutique, blonde, brune ou rousse, je l’ignore, mais toujours à l’infini.

Bilan: Indispensable

La Maison Thaï

2 rue de l’évangile 75018

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Chez Gladines

Dans 13, Restaurants le novembre 2, 2008 à 1:45

Le restaurant où vous ne pourrez jamais entrer. A moins de venir à 18h30, il y a toujours trop de  monde. De 20H à 22H, une vingtaine de personnes, gobelets en plastiques à la main, attendent dehors d’avoir un morceau de banc. J’y emmène donc Fahd un midi.
À peine si nous pouvons avoir deux places aux côtés de deux demoiselles sur une table bien étroite.
La nourriture est basque, généreuse et abordable. Assiettes simples et bien garnies.
Sur un coin, il me propose une nouvelle aventure. L’Imparfaite, revue érotique.
Évidemment, je dis oui.
Les grandes lignes se tracent, au crayon de bois incertain, sur la nappe jetable. Début d’une aventure.
Dans la salle bondée, personne ne prête attention à nos élucubrations, et surtout pas les très laides jeunes femmes qui nous servent de voisines.
Elles ne savent pas que là où nous rodons chaque jour, cela n’a jamais été fait.
L’existence de l’Imparfaite est une conquête sur le néant.
Dans l’Evolution créatrice, Bergson ajoute,  «Un verre a beau être toujours plein, le liquide qui le remplit n’en comble pas moins un vide.» (p.276)
Alors nous recommandons un pichet.

Le lieu: 17/20  Incontournable à la Butte aux cailles.  Décoration simples, symboles basques et graffiti de Mystik à l’entrée. Animé, vivant.

La nourriture: 15/20  entre six et douze euros le plat pour des assiettes ou des salades très bien garnies.

La beauté des serveuses: 10/20 Gentilles

30 rue des Cinq Diamants / 75013 Paris
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Bilan: Agréable

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