Sarrdanapale

Archive de la catégorie «Cafés»

Sésame

In 10, Cafés on novembre 16, 2009 at 10:25

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Depuis que j’avais un peu délaissé ce blog, je n’avais plus le vraiment d’endroits pour raconter n’importe quoi à n’importe qui. Tous mes rares lecteurs savent que commenter des bars ou des cafés n’est qu’un prétexte. Ca me manquait.

Un dimanche midi au Sésame le long du canal Saint Martin. Avec l’homme tombé dans des douves pour les beaux yeux d’une femme – un acte furieusement moyenâgeux, carrément romantique.

Sésame – Le nom est malheureusement immonde mais j’apprécie ces ambiances très bobos inspirées des villes germaniques. Tables en bois, nourriture vaguement bio, des couples, des enfants en bas âges mais déjà surdoués évidemment et la serveuse lesbienne. Ressemble au Café der Provinz à Vienne.

Le smoothie du jour et la tartine au reblochon ne sont pas inintéressants, mais j’en ai déjà oublié le goût. Journée de novembre, il fait bon. Il y a trois clodos qui chantent juste à côté. L’un tombe mollement sur la piste cyclable et peine à se relever. Une roue de vélo qui passerait le décapiterait.

Ensuite, je ne fais pas grand-chose. J’aime que cette scène de sexe intergénérationnel passe à une heure grand public ; je ne suis pas certain que ce film ne soit pas un porno ; j’alterne entre France Culture et Prohibition car je suis caricatural ; à la place de Okada, je serai parti avec Creta Karno ou avec la petite ouvrière de l’usine de perruques ; mais alors l’Oiseau à Ressort n’aurait pas duré 800 pages ; en ce lendemain de victoire française, je trouve que décidément les femmes sont bien étranges ; peut-être que tout cela n’a aucun rapport. Quoique.

Bilan: Agréable

Sésame

51 Quai Valmy, 75010 Paris

Le café du musée

In 07, Cafés on juin 23, 2009 at 10:24

Le chocolat chaud de ce bar est bien décevant. Certes, il paraît appétissant avec sa couche de cacao un peu épaisse qui susurre que, peut-être, il a été préparé avec amour.
Puis, une fois que la cuillère écharpe le tout, l’on se rend compte  vite que ce n’est que de l’eau colorée.
Déception.

Pourtant son prix doit être conséquent, comme dans tout café à l’angle de la rue de Varenne et du Boulevard des Invalides. Notre rédac chef d’un jour, Alain Génestar, nous l’offre gracieusement. Nous devons interviewer Michel Barnier, candidat aux européennes, dans ses bureaux du Ministère de l’agriculture et de la pêche. En attendant l’heure nous peaufinons les questions dans le café le plus proche.

Au ministère, je feuillette une revue agricole laissée négligemment sur une table. L’ancien (futur) commissaire européen a promis de venir, mais… le temps passant, l’on comprend que, retenu par les embouteillages, il ira directement à son meeting de Levallois.

Un coup dans le lait.

Heureusement, c’est un soir de finale Ligue des Champion. Rater l’interview permet de pas manquer le début du match. Et Barcelone…

Entre le café du musée et le Ministère de la pèche, il y a une vieille blanchisserie/teinturerie.


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Je me demande si, ce soir là, le chinois -c’est forcément un asiatique- regarde le match en repassant le costume d’un archiduc. Et le conservateur du musée Rodin tout proche, pour l’aider à survivre, vient-il tremper ses Vénus dans ses bassines pour qu’elles soient plus blanches ?

Je pense, oui.

Bilan: A éviter

Image: Nu féminin debout dit de la Naissance de Vénus dans un vase
tubulaire, 1895-1910, plâtre et céramique antique

Auguste Rodin

Illustration: Languelot


Café du Musée

angle de la rue de Varenne et du Boulevard des Invalides

75007 Paris

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Val Café

In 13, Bars, Cafés on mai 10, 2009 at 1:37

roi malgré lui

A trois cent mètres de chez moi et pourtant je ne l’avais jamais vu jusqu’à la semaine dernière. Un bistrot, à l’angle du boulevard de Port-Royal et de la rue de la Glacière. Chaque jour, jusqu’à 23h, toutes les consommations sont à 1 euro 50 et avec le sourire des serveurs gratuits en prime. La pinte à trois euros. Efficace, puisque qu’un bar sans grand intérêt dans une rue peu commerçante arrive à être rempli chaque soir par les étudiants qui maraudent un peu partout entre le cinquième et le treizième arrondissement.

La petite terrasse est juste en face du Val de Grâce. J’espère, un jour, une pinte à la main, confortablement attablé, voir passer Jacques Chirac ou un président africain, sortir de là, escorté par la police et dans une confortable limousine noire. Confidentiellement, il y serait venu se faire soigner d’une maladie inconnue, attrapée je ne sais où avec je ne sais qui. A la presse, si elle est au courant, l’on aura rien dit, juste «une infection bénigne».

En tournant à gauche, pour filer vers les Gobelins puis Saint Marcel ou Italie, l’homme baissera un peu la vitre arrière, jettera un regard ; sourire condescendant à ces petits poivrots qui ne savent pas. Derrière les grilles, l’inconnu.

Puis, la route, la limousine noire plongera – l’avenue est en descente – dans la nuit éclairée, disparaîtra, et nous, nous regarderons les étoiles jusqu’au petit matin en tendant l’oreille pour surprendre, au loin, boulevard Arago, les éclats de voix et les pertes d’espérance des matons mutins qui veulent empêcher Fofana d’être jugé. Santé !

Bilan: Indispensable

Val Café  39 boulevard de Port-Royal 75013


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Le Carrefour

In 06, Cafés on mars 8, 2009 at 4:02

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Ce café, il existe encore en province. Mais à Paris et, a fortiori, dans le sixième arrondissement, ce petit établissement surprend.
À quelques mètres des Editeurs ou du Danton, il est là, trois tables en bois, des bancs simples, encore la vieille ardoise et une décoration années 50 un peu minable.
Et, surtout, la femme qui sert, toute petite, vêtue de peu comme les vieilles de mon village, la moustache fière mais discrète. Celle de son amie, presque toujours au comptoir, est beaucoup plus impressionnante.
Il y a parfois un homme qui passe et qui disparaît par une porte dérobée. Qui est-ce ? Je ne sais pas.
La gérante est peut-être une vielle madame Calas qui ne se serait pas fait arrêter. Dans Maigret et le corps sans tête, le commissaire passe tout le roman dans un café tel que celui-ci du côté du quai de Valmy.
Le petit blanc y est bon, la femme a assassiné son mari avec son amant et l’a découpé en petits morceaux avant de le jeter dans le canal Saint-Martin. Une sombre histoire de province, du côté de Poitiers, de château et d’héritage désiré ou pas. Maigret sait que c’est elle, la femme sait qu’il sait. Reste juste à le prouver.
La gérante du Carrefour est une de ces madame Calas qui n’auraient pas rencontré de flic ingénieux sur sa route. Apaisée, vingt ans plus tard, elle a retrouvé le sourire, a pris du poids. L’homme qui passe et qui disparaît est son amant, Dieudonné Pape.
Et nous, innocents, quand nous venons prendre le demi ou le petit blanc, nous ne nous doutons de rien.
-Votre vin est bon
C’était vrai. La plupart des bistrots de Paris annoncent «un petit vin de pays», mais il s’agit le plus souvent d’un vin trafiqué qui vient tout droit de Bercy. Celui-ci, au contraire, avait un parfum de terroir que le commissaire essayait d’identifier.
-Sancerre ? demanda-t-il.
-Non. Il vient d’un petit village des environs de Poitiers.
Voilà pourquoi il avait un arrière-goût de pierre à fusil.

Bilan: Agréable

Le Carrefour
bas de la rue Monsieur le Prince
75006

Le Danton

In 06, Cafés on février 9, 2009 at 9:19

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Je pense comme plusieurs amis, notamment comme L.M., qu’il faut savoir mettre à profit l’élan sublime de ce café qui s’ouvre à nous. Je sais que, quand nous présentons nos besoins, que nous demandons un café et une tartine beurrée, il ne faut prendre d’autres mesures que celles que nous présentons nous-même, car c’est le génie national qui nous a dictées. Je pense qu’il sera bon que le serveur fasse son rapport, qu’il calcule et qu’il propose les moyens d’exécution ; mais je vois aussi qu’il n’y a aucun inconvénient à décréter à l’instant même un café gratuit pour tous.

Élargissons, s’il se peut, ces mesures. Vous nous proclamez que le Danton est encore un café actif ; et bien, il faut le consommer, cet expresso. Ne vous effrayez point des mouvements que pourront tenter les contre-révolutionnaires de Paris comme le Bar du Marché. Sans doute ils voudraient élever le prix du café au bord du zinc, mais la masse immense des vrais fidèles, des sans-culottes, qui cent fois ont recommandé un café et, pour les plus gourmandes, un croissant, existe encore ; elle est prête à s’ébranler : sachez la diriger, et elle reviendra encore et dépensera toute son argent.

Depuis longtemps, je devais écrire un article sur le Danton, camarade de mes matins, mais je manquais d’inspiration – tout au plus un Y’a Bon Danton me venait à l’esprit – alors je me suis permis de reprendre un texte de Georges Jacques Danton, Sur De Nouvelles Mesures Révolutionnaires, et de légèrement le modifier. Et comme je suis d’humeur badine, je me suis amusé à linker certains mots avec les premières images que Google propose quand on cherche ces bagatelles sur Google Images. Le résultat est souvent prévisible mais parfois surprenant. Où l’on se rend compte que G. tout de même et que, hmmm, Doctissimo.

Bilan : Indispensable

Le Danton.

103 Boulevard Saint-Germain Paris 6e (75006)

01.43.54.65.38

Merci à L.M. sur la photo.

Au rendez-vous du marché

In 06, Cafés, Restaurants on janvier 7, 2009 at 10:27

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Il faut en profiter parce que cela ne va pas durer des années. Le tout petit bar Au rendez-vous du marché est une anomalie. Une exception en face du marché Saint-Germain qui disparaîtra le jour où la tenancière bretonne fermera. La cinquantaine, elle a toujours la mine impeccable. Ses foulards me rappellent ceux de ma grand-mère. Une fois passé la petite porte blanche, vous quittez Paris. Vous vous retrouvez à la campagne, quelque part entre Saint Brieuc et Loudéac. Trou du cul du bout du monde. Les tables ne sont plus toutes jeunes, ni la plupart des clients. Souvent des ouvriers. Change des bourgeoises empaillées qui mangent debout les quiches hors de prix de Gérard Mulot. Dans une petite pièce au fond, après avoir traversé la cuisine, on peut manger un des deux plats du jour au choix à des prix raisonnables. Que des classiques, biftecks, hachis parmentier… Le rouge décape mais n’est pas cher.  Il faut se serrer un peu et là, comme dans ces vieux bistrots de province, les gens chuchotent, n’osent pas trop faire de bruits. D’un coup, l’on a un peu honte de nos discussions futiles  alors que les hommes sont toujours aux champs et qu’on est sans nouvelle du fils d’Alphonse, parti depuis trois jours à la chasse aux sangliers. Pan ! Deux coups dans les fesses.
Dans une autre vie, la gérante aurait pu être Saucisse, cette « vieille lorette de Grenoble » qui tient le Café de la Route dans un Roi sans Divertissement de Jean Giono. Du charisme et toujours prête à boire le coup avec les habitués.
Dehors, il neige. La bête rode. Nous ne voulons pas retourner en cours.

« Le colporteur a beau ne passer qu’une fois par an, il laisse quand même assez de Veillées des chaumières à deux liards, pour qu’on connaisse Garibaldi, le maréchal Prim et les exigences de liberté. Déjà, on ne peut plus ignorer son siècle nulle part. »*

Malheureusement.

Bilan: Agréable

Au Rendez-Vous du Marché
9 rue Lobineau
Métro : Mabillon
75006 Paris tél : 01 43 26 71 95

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* Un Roi… Giono

Le Panier

In 10, Bars, Cafés, Restaurants on janvier 4, 2009 at 5:23

Arretez le Monde je veux descendre

Que font deux parisiens sur une terrasse moite de New Delhi, un soir d’été, un soir de peaux dévorées par les moustiques ?
Ils s’échangent les bonnes adresses des restaurants dans la capitale en buvant de la Kingfisher et du whisky.
Et à peine deux semaines après mon retour d’Inde, m’y voilà. Par hasard. Avec l’Owen et les filles. Place Sainte Marthe près de Belleville, toujours bondée. En août, que des jeunes, des stagiaires et des premiers jobs. La terrasse est squattée par les bobos. Mais comment ne pas aimer cet endroit aux voitures si rares, l’absence de bruits,  les murs un peu décrépis et les petits volets ?
Il fait un peu froid – en ce début 2009, je ne sais plus vraiment ce que nous avions mangé, un plateau de charcuteries agréable,  je crois, et le gaspacho ne m’avait pas vraiment convaincu – mais, pour nous, c’est un bel été, le diable est loin sur les collines. L’on refait le monde, un peu, l’on boit, toujours, l’on rit, souvent. L’Owen continue de parler, il disserte sur la Grèce, Athènes, l’autre. Les filles l’écoutent attentivement.  Un peu comme ces compères, dans un autre temps, dans la campagne de Turin.

Pierretto riait. « Un ivrogne est un ivrogne, dit-il. Il ne choisit ni la drogue ni le vin. Il a choisi une bonne fois, des millions d’année plus tôt, lorsqu’il a poussé son premier cri de joie.
Rosalba se taisait, je n’osais pas la regarder.
-Il y a une innocence, dit Poli, une clarté qui vient du fond… »
« Et moi, je te dis, interrompit Pierretto, que si cette nuit tu as oublié l’heure, c’est parce que tu avais perdu la possibilité de choisir
-Mais cette innocence, je la cherche, moi, balbutia Poli, opiniâtre, plus je la connais, plus je me persuade que je suis vil et que je suis un homme. Es-tu oui ou non convaincu que la condition naturelle de l’homme est la faiblesse ? Comment pourrait-on se relever si d’abord on était pas tombé. »
Rosalba grignotait des cerises et se taisait.
*

Bilan: Agréable

Café Le Panier

32, Rue Sainte-Marthe, 75010

Tel : 01 42 01 38 18

*Cesare Pavese, in Le Diable sur les collines.

A la halte du Sacré-Cœur

In 18, Bars, Cafés on décembre 13, 2008 at 4:33

Un de ces bars où je ne serais jamais entré, si, événement incongru, je n’y avais eu des amis, un soir de pluie, un soir d’hiver, un soir de vent froid, y jouant du jazz. Des standards. Un de ces troquets comme Paris en compte des centaines, où sur les tables sans intérêt et les canapés marrons, le temps n’a pas vraiment de prise. Et la longueur des phrases qui va avec. Accoudés au comptoir, la bretelle d’habitués, un peu écharpés et le nez rouge- il est encore tôt- se réjouit de cette session inattendue. Change de la soupe habituelle que passent entre deux pauses les gentils serveurs. Sur la terrasse chauffée, un homme aux mocassins si fins qu’il semble ne pas avoir de pieds, drague laborieusement une jeune femme aux longs cheveux bouclés et à la tête chevaline. Nous sommes à la fin des années 70, VGE va entrer d’un instant à l’autre, saluer son monde et commander un sandwich à trois francs- trois euros aujourd’hui.
Rue Custine, pas très loin Au Clair de Lune, plus haut, Au Rendez-vous des amis et plus bas, Château Rouge, les bandes, l’odeur appétissante du KFC, et, toujours, le froid.

Bilan: Pourquoi Pas

45 rue Custine, 75018 Paris

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Les Fous de l’Ile

In 04, Cafés, Restaurants on novembre 23, 2008 at 3:36

Les Fous de l'île

J’ai un peu de vague à l’âme quand je repense aux Fous de l’Ile.
Ce café/restaurant poulailler avait pourtant tout pour me séduire.
Un décor très agréable, une accumulation de poules et coqs favorables à la rêverie. Réminiscence d’enfance, quand, petit, je courais derrière les gallinacés du fermier voisin de mes grands-parents. Il était souvent ivre et n’avait que faire de ses petites poulettes. Le gros chien, Pato de son nom je crois, qui aboyait fort et la mare, un peu plus loin, largement putride.
« J’entendais presque les rumeurs de l’autre rive,
Ces rires d’enfants dans l’herbe haute,
Ces jeux des autres, à jamais des autres, dans leur joie. »
*
Car il est dit que depuis le jour sombre de la disparition, certains souvenirs seront toujours tâchés.
Comme ce chocolat chaud, qui tâche mon estomac. 5 euros, un nom ronflant, le chocolat des fous, et là où le dévoreur attend explosion des papilles, chocolat presque champignon magique, il n’y a qu’une eau tiède, presque froide, vaguement colorée de merde. Une honte.
A éviter alors ? Non, peut-être pas, grâce au décor et, si l’on respecte les règles du Chocolat Viennois original, surtout grâce à la personne qui m’accompagne.

Bilan: Pourquoi pas (mais la Charlotte de l’isle, tout près, c’est beaucoup mieux)

33, Rue des Deux Ponts, 75004 Tel : 01 43 25 76 67 – Fax : 01 43 25 76 67

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* La Maison Natale, Yves Bonnefoy

la salle à manger

In 05, Cafés, Pâtisseries on octobre 21, 2008 at 10:15

Une de ces journées d’automne où les enfants courent dans le parc du Luxembourg en hurlant Feuilles mortes, Feuilles mortes, sous mes pieds vous vous envolez !
Le temps se rafraîchit ; se réfugier dans la salle à manger ; après une longue ballade dans les bois ; la cuisine de sa grand-mère ; rêvait d’une campagne qui n’existe pas et qui n’a jamais existé. La salle à manger est le pendant parisien du café der provinz à Vienne, déjà commenté, déjà aimé.
Je ne citerai pas Handke ou Alice comme la dernière fois ; aller de l’avant. Les tables en bois me rappellent furieusement celles de la Maison natale d’Yves Bonnefoy

“(Dans la salle à manger
De l’après midi d’un dimanche, c’est en été
Les volets sont fermés contre la chaleur,
La table débarrassée, il a proposé
Les cartes puisqu’il n’a pas d’autres images
Dans la maison natale pour recevoir
La demande du rêve”

Les notes

Le goût: 15/20 Un petit chocolat chaud agréable, fait avec amour. Le jus de fruit pomme/poire est un peu décevant. Il n’y avait plus de desserts, il faudra revenir. Pour le brunch aussi. Presque tout est bio ou artisanal.

Le prix: 10/20 This is Paris

La beauté de la serveuse: 15/20 Une jolie brune, elle s’arrête un moment, fume une cigarette et lit Libération. La serveuse du café der provinz était si belle…

Le lieu: 20/20 A cinquante mètres de chez moi, en bas de la rue Mouffetard, en face de l’Église Saint Médard. Parfait.
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Bilan: Agréable