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Archive de la catégorie «20»

La Flèche d’Or

In 20, Boîtes on avril 13, 2009 at 8:11

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A la Flèche d’Or, on y danse on y danse… bientôt plus. Le lieu va fermer. A jamais ou rouvrir en août.

Les ribambelles de noctambules trouveront portes closes ou une ambiance radicalement différente. Bah !… Partons de l’avant, oublions la petite gare réaffectée et, sur son destrier, le chevalier d’or.

Sur le mur, le long des voies de chemins de fer, le petit bonhomme joue de la musique. Il est un peu triste, je le comprends. Où ira-t-il maintenant, chantonner doucement? Tant de fois je me suis retrouvé à regarder cette tête de linotte à travers la vitre ; perdu au fond du 20ème arrondissement ; à écouter des groupes, sitôt vus, sitôt oubliés.

Après, il y avait les retours épiques dans les rues de Paris, à se perdre encore et encore, descendre pendant des heures la rue de Charonne où longer la ligne 2, selon la destination.

La Flèche d’Or ferme – bah ! – voilà une bonne nouvelle. Ce n’était qu’une illusion, une Julia pour Winston Smith bobos persuadés que Paris, encore, bouge.

Ce sera à nous – si nous osons ! – d’ouvrir ce bar/café/concert  avec de la bière immonde mais billig billig, des canapés défoncés, des groupes tous plus mauvais les uns que les autres avec, parfois, des étincelles, et, surtout, des vieilles pochtronnes qui récitent des poèmes jusqu’au petit matin.

Où sont les clochards qui – vaillamment ! -
Lançaient des chats dans la ville
Et pissaient tel l’éléphant dans le cirque
Quand tout n’était pas beau ?
Ils ne sont plus là ! Ils ne sont plus là !
Le rire.

Bilan: Indispensable

Les Pères PoPulaires

In 20, Bars on décembre 7, 2008 at 5:18

les pères populaires

La vie est belle pour les Pères PoPulaires, la concurrence n’est pas très agressive autour. Seul au monde, près de Buzenval, le bar tout en longueur est d’un joli bric et de broc. Des canapés très confortables et, en ce dimanche soir, une ambiance studieuse. Plusieurs ordinateurs portables, avec des jeunes gens derrière, trônent sur les tables. Dans la grande pièce, les serveurs et les habitués se préparent un plat de lasagnes. Ravissement des narines à défaut de pouvoir en faire profiter les papilles. Se rabattre sur un plateau de charcuteries et de fromages très agréable. Le lieu se veut pas cher. Composé d’étudiants, de profs et de journalistes, il symbolise l’embourgeoisement de Buzenval ou la paupérisation de ce type de population. Pas très loin, Rue89 a posé ses pénates.

Le vin ne pique pas trop les yeux. Si bien qu’à force de boire, il est difficile de s’extirper de la mollesse des canapés. Si Victor Hugo passait par là, taquin, pensant à Trochu, il aurait sans nul doute cette phrase : Aux Pères PoPulaires, trop boire ! Trop Choir !

Bilan: Agréable/Indispensable

46 rue de Buzenval, 20ème
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