
Depuis que j’avais un peu délaissé ce blog, je n’avais plus le vraiment d’endroits pour raconter n’importe quoi à n’importe qui. Tous mes rares lecteurs savent que commenter des bars ou des cafés n’est qu’un prétexte. Ca me manquait.
Un dimanche midi au Sésame le long du canal Saint Martin. Avec l’homme tombé dans des douves pour les beaux yeux d’une femme – un acte furieusement moyenâgeux, carrément romantique.
Sésame – Le nom est malheureusement immonde mais j’apprécie ces ambiances très bobos inspirées des villes germaniques. Tables en bois, nourriture vaguement bio, des couples, des enfants en bas âges mais déjà surdoués évidemment et la serveuse lesbienne. Ressemble au Café der Provinz à Vienne.
Le smoothie du jour et la tartine au reblochon ne sont pas inintéressants, mais j’en ai déjà oublié le goût. Journée de novembre, il fait bon. Il y a trois clodos qui chantent juste à côté. L’un tombe mollement sur la piste cyclable et peine à se relever. Une roue de vélo qui passerait le décapiterait.
Ensuite, je ne fais pas grand-chose. J’aime que cette scène de sexe intergénérationnel passe à une heure grand public ; je ne suis pas certain que ce film ne soit pas un porno ; j’alterne entre France Culture et Prohibition car je suis caricatural ; à la place de Okada, je serai parti avec Creta Karno ou avec la petite ouvrière de l’usine de perruques ; mais alors l’Oiseau à Ressort n’aurait pas duré 800 pages ; en ce lendemain de victoire française, je trouve que décidément les femmes sont bien étranges ; peut-être que tout cela n’a aucun rapport. Quoique.
Bilan: Agréable
Sésame
51 Quai Valmy, 75010 Paris

