Sarrdanapale

Archive de la catégorie «07»

Le café du musée

In 07, Cafés on juin 23, 2009 at 10:24

Le chocolat chaud de ce bar est bien décevant. Certes, il paraît appétissant avec sa couche de cacao un peu épaisse qui susurre que, peut-être, il a été préparé avec amour.
Puis, une fois que la cuillère écharpe le tout, l’on se rend compte  vite que ce n’est que de l’eau colorée.
Déception.

Pourtant son prix doit être conséquent, comme dans tout café à l’angle de la rue de Varenne et du Boulevard des Invalides. Notre rédac chef d’un jour, Alain Génestar, nous l’offre gracieusement. Nous devons interviewer Michel Barnier, candidat aux européennes, dans ses bureaux du Ministère de l’agriculture et de la pêche. En attendant l’heure nous peaufinons les questions dans le café le plus proche.

Au ministère, je feuillette une revue agricole laissée négligemment sur une table. L’ancien (futur) commissaire européen a promis de venir, mais… le temps passant, l’on comprend que, retenu par les embouteillages, il ira directement à son meeting de Levallois.

Un coup dans le lait.

Heureusement, c’est un soir de finale Ligue des Champion. Rater l’interview permet de pas manquer le début du match. Et Barcelone…

Entre le café du musée et le Ministère de la pèche, il y a une vieille blanchisserie/teinturerie.


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Je me demande si, ce soir là, le chinois -c’est forcément un asiatique- regarde le match en repassant le costume d’un archiduc. Et le conservateur du musée Rodin tout proche, pour l’aider à survivre, vient-il tremper ses Vénus dans ses bassines pour qu’elles soient plus blanches ?

Je pense, oui.

Bilan: A éviter

Image: Nu féminin debout dit de la Naissance de Vénus dans un vase
tubulaire, 1895-1910, plâtre et céramique antique

Auguste Rodin

Illustration: Languelot


Café du Musée

angle de la rue de Varenne et du Boulevard des Invalides

75007 Paris

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L’Abbaye

In 07, Bars on mars 22, 2009 at 4:43

Grande fête à Sciences Po mardi dernier. Pleins de jeunes que je ne connaissais pas avaient investi les locaux. A la fenêtre du premier étage, je les voyais porter des chaises ; ils devaient ranger avant de danser je suppose. Ils criaient ou chantaient aussi mais je ne comprenais pas les paroles.
D’autres montraient leurs fesses et brandissaient des pancartes Vive le Roy.
La confusion était totale et j’aimais bien.
Nous, on ne pouvait pas entrer – frustrants ces apéritifs réservés à cent personnes – alors on regardait et on chantait aussi selon les slogans.
J’aimais bien “CRS partout, justice nulle part”, ou “Cac 40, Cac 40″, réminiscence des fausses manifs de droite.
J’essayais aussi de lancer de nouveaux slogans.

Libérez Julien Palomo!
Ou
Mais il est où ? Mais il est où Richard Descoings, là là là là

Les gens souriaient mais ne me suivaient pas – je ne suis rien- et cela faisait un peu pshiit.

Les pourparlers étaient un peu longs alors avec des amis on buvait des pintes dans les gobelets de l’Abbaye, le bar des “Voleurs de poules” de Sciences Po. On aurait pu aller au Basile aussi mais c’est le bar des “Bourgeois” et, aujourd’hui, il fallait quand même choisir son camp un minimum.
C’est l’avantage de cette vénérable institution, on peut être “Bourgeois” et “Voleurs de poules” sans trop d’effort dans la même journée. Juste quelques mètres à parcourir.
Au bout de trois pintes, la pièce de théâtre commençait à s’essouffler, les CRS ne semblaient pas vouloir intervenir, commettre des abus et des bavures – en somme, devenir l’ennemi.
Tout le monde finit par sortir. Dispersion. Et moi de retourner à mon article sur la Princesse de Clèves à finir absolument.
Et de voir, minuit venant, trois ou quatre cents jeunes, joyeux et libres –manifestation sauvage- débouler avenue des Gobelins et remonter jusqu’à Châtelet, puis Montmartre.
J’étais sur mon balcon, ménestrel fatigué, et je regardais passer la petite histoire, sur le moment sans regret, trop occupé.

Quelques jours plus tard, je pense que c’était une erreur. Il y avait là événement, matière, remise en cause.

Il y avait là poésie, un peu violente certes- ou plutôt, en plus ! surtout !- Mais poésie, c’est évident. Ne jamais oublier les leçons de l’orphelin de l’Europe.
Parfois
Là où s’étend l’imaginaire
Kaspar Hauser surgit
Clopin-clopant- un cheval lui a démoli ses deux mollets-
Suis-je né trop tôt ou trop tard ?
Se demande-t-il
Je lui pose la même question
Qui suis-je ?

Bilan: Agréable

35, Rue de Grenelle
75007 Paris
01 45 48 39 30‎

Siège du Parti Socialiste

In 07, Banquets on novembre 11, 2008 at 5:28

Au siège du Parti Socialiste, pendant les points presse de Stéphane Le Foll, il n’y a rien à manger et rien à boire.

Un lieu à éviter. La jeune fille assise sur les marches de l’escalier est aussi inconsolable que moi.

Parti Socialiste, de quoi es-tu devenu le nom ? Je regrette le temps de la gauche caviar.
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Bilan: A éviter

Salle B, Hôtel Cassini

In 07, Banquets on novembre 10, 2008 at 10:18

Après la déception de l’Elysée, j’étais plus que circonspect avant de passer un après-midi au 32 rue de Babylone, pour les États Généraux de la Presse Écrite.
Je ne sais plus vraiment pourquoi j’étais là-bas, il faudrait demander à mon chef, mais je me souviens qu’il y avait du monde.
Derrière un croissant surgelé, Patino et le Général d’Espeuilles.
Plus loin en train de déguster un café, Saint Simon dissertant avec quelqu’un de Publicis sur la tenue du Prince Auguste d’Arenberg.
A moins que l’homme de Publicis (en ce dimanche soir, j’ai oublié son nom, mais tout est là) discutait avec LVMH.
Mariet parlait beaucoup et Princen gribouillait des notes. Conte riait des blagues du Duc de Gramont-Caderousse tandis que Marquis, le syndicaliste, lorgnait le bronzage du Baron Nigra de l’ambassade d’Italie. Des petits pains au chocolat aussi.
Inventaire à la Prévert.
Je regardais, j’écoutais et, mine de rien, malgré ma volonté première de me concentrer sur les jus d’orange Pampryl, je trouvais la discussion intéressante même si, deux semaines plus tard, je mélange un peu les époques.

(Je n’ai malheureusement pas d’images, mon appareil photo boudait. Une jeune journaliste de Bordeaux m’avait promis de m’envoyer une ou deux photos. Ce qu’elle n’a toujours pas fait, si jamais elle lit ce petit texte…)

Bilan: Pourquoi pas