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In 02, Boîtes on août 2, 2009 at 11:04
Au Rex Club, il est toujours facile d’entrer. Même quand vous êtes trois mecs, un peu avinés, refoulés du Social Club et de tous les pubs immondes des Grands Boulevards.
Après, jusqu’au bout de la nuit, il suffit de danser
Au Rex, cela sera presque toujours très bien, vous le savez déjà, je n’insiste pas.
Je danse.
Une jeune fille s’approche.
Elle me demande si j’ai étudié à Vienne, je dis oui.
Elle me demande si je viens de cette petite île au bord de l’Atlantique, je dis oui.
Elle me dit mon nom, c’est bien le mien.
Tu ne me reconnais pas ?
Non…
Caro de Wien, et des centaines de souvenirs resurgissent en moi.
Je me souviens
Le Flex, le Fluc Wanne, tous les boîtes/bars, le Danube, les bars de l’amour de Praterstern, le parc. Il faudrait que j’y retourne.
Nous dansons, elle est avec une amie, il est six heures, elles nous quittent, nous prenons un kebab, le jour se lève, métro.
Je repense au début de soirée. A ce musicien chinois que je croise régulièrement à Châtelet ou République. Un instrument traditionnel étrange qui résonne à travers le corps, une voix qui glace le sang et rend l’âme nostalgique.
De l’autre côté de la montagne, il y a définitivement un paradis perdu.
Je laisse une pièce, je l’imagine, comme le jeune homme sur la photo, jouer imperturbable entre les métros qui passent à travers lui. Il les ignore. Concentré sur son art.
Une bouteille de Tsingtao à la main, autour de sa chaise, nous dansons.
Bilan: Indispensable
5, Boulevard Poissonnière
75002 Paris
01 42 36 10 96
Photo Vice Maciek Pozoga
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bar, cordonnerie, paris, pratr, rue saint denis, sex shop, sexy, vienne
In 02, Bars on juin 3, 2009 at 9:27

Tu aimes les femmes ?
Oui
Elle ramène son briquet vers elle, je dois me pencher encore plus. Rue Saint-Denis. La pute est en jean, petit top et baskets. Discrète. Une blonde assez jolie. Sa collègue, brune et un peu grosse, moins. Je souhaite juste du feu.
Tu ne veux pas entrer ?
Non merci
C’est juste 50 euros
Je suis étudiant, je n’ai pas d’argent
Je continue avec mon camarade, l’on s’éloigne des sex shop et de la Cordonnerie. Un bar dans le deuxième arrondissement, parfois des concerts, les jeudi et samedi couscous gratuit pour tous à partir de 21h. Mais il faut arriver bien plus tôt pour avoir une place. La pinte, jusqu’à 8h, n’est qu’à 2euros50. Le mojito est délicieux et permet de digérer la merguez correcte et la musique très mauvaise.
J’aime ces îlots de bonnes affaires dans un Paris trop cher. Me rappelle Vienne et le Wienerschnizelplatz’l où j’allais dévorer des Schweinsemmel dans mon quartier du Prater. Je devais longer la Tabostrasse, où, à intervalle régulier, surgissait un bar à putes. Des vieilles filles publiques défraîchies ouvraient toujours la porte quand je passais et posaient l’éternelle question:
Kommst du ein ? (Tu entres ?)
Une fois seulement, à l’entrée du Piccolo, une jolie petite brune en bas et haut mode petit bateau m’invita. Une voix si jolie. Ensorceleuse…
Je n’ai pas osé
Bilan: Indispensable
La Cordonnerie
142, Rue Saint-Denis, 75002
Paris
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02, Barbieturix, Boîtes, electro, le social club, lesbiennes, techno
In 02, Boîtes on octobre 1, 2008 at 4:02

Au Social Club, bazar techno/électro, il y avait une fille un soir de Barbieturix, elle criait un peu fort, d’une voix aigüe, mais c’était bien, alors on sautait partout. Il y avait aussi autour de nous pleins de jeunes filles et elles étaient souvent lesbiennes ou donnaient l’impression d’être, alors ça aussi c’était bien.
Le Social Club, la discothèque pour jeunes bourgeoises qui ont peur d’aller s’encanailler dans l’Est parisien.
Après il y avait un autre groupe mais c’était moins bien alors on est partis. Dans le bus, une vieille femme, tout de rose vêtue, semblait s’être perdue à cette heure incongrue. On s’est dit qu’elle trafiquait de la drogue pour son fils ou qu’elle revenait d’un club échangiste, libérée sexuellement, son mari enfin mort ou que sa fille étant à moitié folle, elle revenait de Notre-Dame de Lorette où elle était allée la veiller, comme tous les soirs, jusqu’à ce qu’elle s’endorme ou, tout simplement, qu’elle venait de jeter son petit chiot dans la Seine. On a jamais su si le chiot s’était noyé, il était 4h30 et on était arrivés aux Gobelins. Là, il y avait un yaourt aux mûres, alors ça c’était le meilleur.
Social Club : 142, rue Montmartre 75002 Paris
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Bilan: Agréable