
Au Baron Rouge, bar à vins, tout le monde se pousse. A l’intérieur, jamais de place! Et, sur le trottoir, les quidams s’écharpent à qui qui qui ou mieux mieux mieux pour attraper un bout de poubelle jaune.
Là, le samedi et le dimanche matin, les huîtres. Le reste de la semaine, les petits canons de rouge ou de blanc s’enchaînent. Le choix est vaste.
Idéal pour, revenant le soir, s’arrêter un instant. Respirer. Une atmosphère de Guignette à La Rochelle, mais avec des trentenaires. Sans, malheureusement, les jeunes filles de 16 ou 17 ans, qui, dès 18H, boivent jusqu’à l’ivresse, jusqu’à vomir le long de la rue Saint Nicolas. Puis, t’embrasser.
Encore.
On embrasse toujours deux fois sous l’arbre magique ou sur la Place d’Aligre.
Et, une fois qu’elle a disparu, emportée par je ne sais quoi – une autre vague peut-être – ouvrir les fenêtres, brancher l’ampli ; il est deux heures du matin ; réveiller le quartier et rock garage car “même un jet de bière à travers la salle peut avoir de la gueule” ; Cheveu – Jacob S Fight, Happiness, Hello Friends, Unemployment Blues – ou The Strange Boys – les deux albums.
En déclamant du René Daumal.
Qui l’entend? Vous ou moi?
Perdre la mémoire
Marcher sur la tête,
devient d’une facilité dérisoire,
bonjour, bonsoir, les amis,
il n’est plus, il n’est plus,
bonsoir, bonjour, c’est fini.
On ne se refait pas.
Bilan: Agréable
Le Baron Rouge
1, Rue Théophile Roussel,
75012 Paris
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